Dans les discussions d’achat, tout tourne autour de la mise de fonds. Mais ce n’est pas la seule somme à sortir, et l’un des montants les plus lourds n’arrive même pas le jour de la signature.

Ce qui se paie chez le notaire
Le jour de la signature, vous payez les honoraires du notaire, les frais de publication au registre foncier et les ajustements de taxes. Ce dernier poste surprend souvent: si le vendeur a déjà payé les taxes municipales et scolaires de l’année, vous lui remboursez la portion des mois où vous serez propriétaire.
Selon le dossier, il s’ajoute l’assurance titres, le certificat de localisation s’il faut le mettre à jour, et l’assurance habitation, qui doit être en vigueur au déboursé.
La taxe de bienvenue arrive plus tard
Le droit de mutation immobilière, la fameuse « taxe de bienvenue », ne se paie pas à la signature. La municipalité envoie généralement la facture quelques mois après l’achat.
C’est le montant que les acheteurs oublient le plus, justement parce qu’il arrive quand le déménagement, les meubles et les premiers paiements ont déjà vidé le compte. Il se calcule par tranches, sur le prix payé ou l’évaluation municipale, selon le plus élevé.
Ce que le prêteur veut voir rester
Plusieurs prêteurs veulent voir une réserve après la transaction, souvent un ou deux mois de paiement. Vider tous vos comptes pour grossir la mise de fonds peut donc affaiblir votre dossier au lieu de le renforcer.
La bonne question, ce n’est pas juste « combien je peux mettre? ». C’est « combien va-t-il me rester le lendemain de la signature? ». Demandez une estimation chiffrée des frais avant de déposer l’offre. Pas après.
